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Tome second.
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Parallaxe de la Lune. 361

pour la lune la méthode des éclipses ( 1635 ) ; pour lesoleil la méthode des quadratures de la lune ( 1722 ), ôccelle des passages de Vénus fur le soleil qui est la meil-leure de toutes. L’importance des parallaxes du soleilôc de la lune , la multitude des tentatives qu’on a fai-tes pour les bien connoître , ôc l’usage que nous enferons dans le cours de cet ouvrage, exige que nousen traitions séparément avec un certain détail.

Parallaxe de la Lune.

I 6 j J. Les anciens avoient une idée bien impar-faite des distances des planètes ôc de leurs parallaxes ;quoique la lune fût celle dont il étoit le plus facilede connoître l’éloignement, on la croyoit beaucoupplus près de nous qu’elle n'est réellement.

Pythagore jugeoit la distance de la lune à la terre de La distance12Í mille stades, (Plin. hijl. nat. //, 21 ); ôc comme deiaLunein-Je stade étoit d’environ 95 toises(2640 ), cette distance an”av. e j!c!ne va pas à 6 mille lieues, au lieu de 80 mille quenous trouvons actuellement, d’où l’on peut juger qu’autemps de Pythagore 6 12 ans avant J. C., l’on n’avoitencore fait aucune observation propre à déterminercette distance.

Hipparque , au rapport de Ptolomée ( Alm. V , 11 ),avoit entrepris par de certaines conjectures tirées deséclipses de trouver les distances de la lune à la terre ;mais par la difficulté ôc l’incertitude de fa méthode ,il avoit trouvé des différences considérables dans sesrésultats. Cependant on volt qu’il jugeoit la plus grandedistance de la lune entre 72 ôc 83 demi-diamètres dela terre, ôc la plus petite entre 62 ôc 71. Ces limitesfont établies aujourd’hui de 56 à 64; Hipparque avoitdonc de la parallaxe une idée beaucoup plus exactequ’on ne l’avoit eue avant lui.

I 6 $ 6. La distance de la lune, suivant Posidonius,étoit de deux millions de stades, Vicies centum tnïllïa

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