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Tome second.
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Du changement de la Réfraction. 697

2 2 3 l. Le 5 Janvier 1737 , à Tornea sur les con-fins de la Laponie où nos Académiciens étoient allé me-surer la base qui devoir servir à leurs triangles, lethermomètre marquoit 31 0 au-dessous de la glace à ii Il#du matin, un .peu avant le lever du soleil ; le mêmejour la réfraction sut déterminée par l’observation dusoleil à midi de 20' z" à la hauteur de 2 0 5/7 , ce quiétoit conforme à la table de M. Cassini.

Le 7, la réfraction sut trouvée d’une minute plus

grande que suivant la table, ou de 20' 10" à la hauteur

de 2 0 24/ -f, mais quelquefois on la trouva d’une minute Réfractions1 x . ? r x 1 jt i v , égales dans le

plus petite y sur-tout quand le thermomètre etoit aux àd.environs de la congélation ; enfin l'on fut obligé de con-clure que les réfractions étoient les mêmes au cercle polairequ*à Paris , parce qu’elles furent trouvées assez souventd’accord avec la table de M. Cassini, principalementdans les plus grands froids. ( Hifì. célefl. pag. xn. ).

2 2 J 2. M. de la Caille étant en Afrique, se pro-posa aussi d’examiner si les réfractions étoient égales auCap ôc à Paris ; pour cela, il choisit deux étoiles tellesque y du Sagittaire, ôc /3 du Cocher ; la premiere passeà 4 0 du zénit du Cap ÔC à 75»° de celui de Paris ; la se-conde passe à 4 0 du zénit de Paris, & à 79 0 de celuidu Cap ; si la distance de ces deux étoiles ne paroît pasla même au Cap & à Paris, c’est-à-dire , si la réfractionaccourcit plus leur distance à Paris qu’au Cap , c’est unepreuve que la réfraction est plus forte à Paris, ôc M.de la Caille trouva en effet 7" fur f 12", c’est-à-dire,un 44 e de plus à Paris. Ayant formé ainsi 47 compa-raisons de différentes étoiles prises deux à deux ; il n’yen eut que 7 qui indiquèrent une réfraction plus petiteà Paris, toutes les autres la donnèrent plus grande ;il y en eut qui donnèrent même un seizième de plus ,mais la quantité moyenne entre toutes est un quaran-tième. ( Mém . acad. 1755 1 V a i' 562 ).

22 3 3 - Cette différence paroît à M. de la Caille Etdwsassez petite pour lui faire tirer cette conclusion défini- n° e m Tempé-nitive, « que l’on peut, sans craindre des erreurs se n- rée.

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