794 ASTRONOMIE, L r v. XIIT.
. & par ce moyen il accompagne l’astre dans son inou-ïe cette* 1 ma- vement ^ui sc fait autour du même axe. La plus an-«iiitie. cienne que je connoisse, est celle que décrivoit en 1626le Pere Scheiner ( Rosa Urstna , pag . 347 ) ; il l’appelleInstrumentv.m Telioscopìcum , ôc en attribue l’inventionau Pere Gruenberger ; elle fut d’un très-grand usagepour observer les taches du soleil ; M. Cassini le peres’en servit beaucoup ; M. Cassini le fils la perfectionna,& en donna la description dans les Mémoires de ,721,pag. 18.
Cet instrument s’ap pelle parallatiqae , par ce qu’il estdestiné à suivre le parallèle d’un astre, & non pointparallactique, car ce dernier nom est consacré à l’ins-trument dont se servit Ptolomée pour observer les pa-rallaxes ( 2275 )- Je vais décrire une lunette paralyti-que , de la grandeur & de la forme la plus usitée au-jourd’hui parmi les astronomes de Paris, avec tous lesdétails nécessaires pour qu’on puisse l’exécuter ailleurs ;mais on peut bien en faire de plus grandes, & il n’y apoint de Charpentier qui ne fit une machine paralyti-que de 6 pieds de haut, dont on sc serviroit avec avan-tage pour porter une lunette de dix pieds avec son mi-cromètre.
nr£,. 176. 2401. Le pied est formé de 3 pièces de bois;
d’abord un montant AB placé verticalement, d’environ2 pieds de haut, 2 pouces ôt demi de largeur ôt 18lignes d’épaisseur , est assemblé d’équerre avec une tra-verse DE, de 22 pouces de long fur 2 pouces & demide largeur & 15 lignes d’épaisseur; cet assemblage estmaintenu par deux arcs-boutans FE, FD , de 15 à 16pouces de long fur 1 5 lignes d’écarrissage.
Une autre pièce B K , est encore assemblée d’équerreà tenon & à mortaise, dans la traverse DE, & main-tenue par un autre arc-boutant qui va de G en H, mais-qui est masqué dans la figure par la pièce FE ; la partieBKA' a 20 pouces de long fur 10 lignes d’écarrissage..Cet assemblage composé des trois pièces AB , BK , DE,avec leurs, arcs-boutans % forme le pied de la macliine ;;