HISTOIRE DU CANAL
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» sonne n'avoit pensé. Je me compte de eu» nombre ; car je puis vous jurer, que le» chemin par où je passe maintenant, m’avoit33 été toujours inconnu, quelque diligence» que j’eusse faite pour le découvrir. La pen-» sée m’en vint à Saint-Germain : j’en son-geai les moyens, et quoique fort éloigné,
■» ma rêverie s’est trouvée juste sur les lieux:
3> le niveau m’a confirmé ce que mon ima-» gination m’avoit dit à deux cents lieues» d’ici. Par cette nouveauté, je dispense mon» travail de tous regonflemens, de toutes» chaussées et de toutes mines; et je le con-3) duis par la superficie de la terre, par en-» foncemens et vaux,et par pentes naturelles;3> en sorte que je rends la chose aisée et d’en-3> tretien facile ; et je décharge la grande33 rigole de dérivation d’environ quatre cent33 mille livres de dépense , que ces regonfle-33 mens, ces chaussées et ces mines avoient3 > été évaluées , avec le long temps qu’il auroit3 > iallu pour l’assemblage des matériaux et33 pour la construction ».
Riquet, pour cet essai, fit faire une tran-chée dirigée dans les lieux où devoit passerla rigole de dérivation destinée à alimenter leCanal de navigation. Cette tranchée fut très-