DE LANGUEDOC.
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penses imprévues; et que leur pays , au lieud’un nouveau port, n’eût qu’une impositionde plus. Ils déclarèrent, le 26 février 1G6G,qu’ils ne pouvoient, j>our le présent ni pourl’avenir ( 1 ), contribuer à la dépense desouvrages du Canal.
D’un autre côté, le trésor royal étoit épuisé;et il étoit comme impossible d’assigner surlui une nouvelle dépense. C’étoit donc envain que l’utilité et la possibilité de la jonc-tion des deux mers avoit été démontrée ; toutmauquoit pour l’exécution ; mais Riquet ,qui avoit osé en concevoir le projet, ne se ,manqua point à lui-même : il ne se bornapas à présenter un plan, il se chargea deson exécution ; et s’il détermina le Gouver-nement à se livrer à cette entreprise, ce futuniquement en lui donnant des moyens sûrsde pourvoir aux dépenses du Canal, sans sur-charger les finances de l’Etat.
(1) Lorsque dans les années suivantes l’ouvrage duCanal fut assez avancé pour faire prévoir qu’il 11e seroitplus abandonné , les Etats de Languedoc accordèrentlibéralement des sommes considérailes pour en termi-ner l’exécution. On verra dans la suite le détail de cessecours donnés par la province.