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HISTOIRE DU CANAL
» guedoc, on en différera la vérification jus-» qu’à ce que j’y sois. Ainsi il me sera facile» de les retirer, ou de les renvoyer au greffe.» — Celui qui a fait en relief le plan de» Narbonne , nommé M. Andreossi. me por-» tera les expéditions réformées, s’il vousy plaît de les faire. Il prendra conge de vous,» et viendra travailler auprès de moi ».
M. Colbert s’empressa de rectifier l’er-reur. Un arrêt du Conseil d’Etat fut renduà ce sujet le 7 octobre, et des lettres-patentesrendues sur cet arrêt interprétèrent la clausede l’édit précédent; il fut déclaré, que lesadjudicataires du fief et du péage en joui-roient en toute propriété, incommutable-ment, sans qu’ils pussent être censés ni ré-putés domaniaux,ni sujets au rachat;et sansque les héritiers ou adjudicataires pussent enjamais être dépossédés. Ces deux loix furentenregistrées dans les diverses cours souve-raines, et devinrent des loix de l’Etat.
Avant que de rendre ces édits, une ques-tion préliminaire fut solennellement discutéedans le Conseil de Louis xiv . Il s’agissoit dedéterminer s’il convenoit aux intérêts del’Etat, que le Roi retînt la propriété du Canal,ou qu’il l’abandonnât à des particuliers. Le