cette somme, il proposoit au Roi de lui ac-corder en seul les fermes des gabelles de Lan-guedoc , Roussillon, Conflans et Cerdagne ,pendant dix ans, à commencer du i tr octobre1G66, au même prix où elles étoient alorstenues par Langlois et Belleguise. Il offroitau-dessus de ce prix un million, dont il tien-droit compte sur le montant de l’entreprise.Il acqucroit les offices des regratiers et lesdroits sur les salines de Pecaispour i25,oool.Il portoit le prix du fief érigé sur leCanal à i5o,ooo livres, et celui du péage,chargé de l’entretien perpétuel, à 5o,ooo liv.Toutes ces acquisitions formoient un capitalde 2,43o,ooo livres. Quant aux 1,200,000 liv.nécessaires pour compléter le prix de l’en-treprise, il en demandoit l’assignation sur lesoffices de contrôleurs des tailles , et se con -tentoit d’un payement en huit années et enhuit parties égales. Mais ces offices ayant étésupprimés, le payement fut, dans la suite ,assigné sur le don gratuit des Etats de Lan-guedoc.
Le Conseil d’Etat (1) accepta les offres deRiquet, le i3 octobre 1666. Une commission