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» aux autres ; et parce qu’il y a toujours des» inëconleus, ces ouvrages ne manquent pas» de trouver des contradicteurs. Après que» l’on a vu que la rigole a porte les eaux de» la montagne Noire au bassin de Naurouse;» que, depuis ce bassin, on pouvoit faire» des canaux jusqu’aux sources des rivières ,» qui, de part et d’autre, communiquent à» la mer; et que l’on pouvoit continuer les» mêmes canaux le long des rivières, ou se» servir des rivières même, en les élargissant» et y faisant les travaux nécessaires ; après» que toutes ces choses ont été palpables et» sensibles, personne n’a plus douté de la» possibilité de l’entreprise. Tout le venin» s’est porté alors du côté des travaux; et on» les a décriés de telle sorte, que c’est mer-» veille de trouver un homme qui ne soit» pas prévenu de l’impression que cette en-» treprise ne réussira jamais ».
Malgré ce pré ugé défavorable , le Canal,depuis son emoouchure dans la Garonne j usqu’au point de partage, fut complètementachevé au commencement de l’année 1672.L’eau de la i'igole remplit en moins de sixjours toute cette partie du Canal. Dans lemois de janvier, quatre des plus grandes