on avant. On écrivit à M. Colbert, que laseconde entreprise de Riquet avoit échoué ;parce qu’il avoit la tète de son ouvrage dansune montagne de sable , et à ses côtés deuxétangs de vingt-cinq à trente pieds plus basque son niveau. Cette lettre fut renvoyée àRiquet; il ne s’en effraya point. Ayant bienexaminé la qualité du tuf, et sachant quecette montagne étoit percée à sa base et danssa plus grande longueur, pour l’écoulementdes eaux de l’étang de Montady , il se déter-mina à la faire percer secrètement, suivantla route qu’il avoit projetée. Pour mieuxcacher son dessein , il abandonna les ou-vrages du Canal au-dessus de Capestan , ettransporta tous les ouvriers dans la partiede Beziers à Agde . Il chargea le sieur Pascalde Nissan , d’ouvrir un passage de trois àquatre pieds à travers la montagne. Lorsquecette ouverture fut faite, il engagea le car-dinal de Bonzy et les commissaires du Roi àvenir voir cet essai. Il leur fit parcourir cepassage aux flambeaux ; et rien ne manquaà son triomphe.
C’est à cette occasion, qu’un orateur (x)
(i) Opinion imprimée de J. B. Marragon , membredu conseil des anciens , 20 vendémiaire an v.