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par le moyen d’une chaussée vers Agde parPortiraignes et Yias. Mais outre la ren-contre des terreins sablonneux par lesquelsil auroit fallu le mener, on reconnut dans lesinondations de l’hiver, qu’il n’auroit pas étéen assurance dans ces lieux-là , et qu’il lefalloit diriger par d’autres plus élevés où ilfût moins en péril d’être ruiné par les eauxdes rivières et de la mer. C’est par ces con-sidérations cpie M. de Clerville décida qu’ilfalloit porter le Canal devant Beziers ,nonobstant qu’il y eût beaucoup plus dechemin à faire par cette route que par cellede Serignan , Portiraignes et Yias.
Biquet (1), qui s’étoit réservé le droit dechanger le cours du Canal toutes les fois quel’exécution du devis lui en feroit sentir lanécessité , quitta en deux endroits la routetracée par M. de Clerville. Depuis ïrèbesjusqu’à l’écluse de Picheric, il traça un nou-veau chemin pour éviter de traverser la ri-vière d’Aude ; depuis le moulin de Rôubiacjusqu’à Beziers , il se fraya aussi une nouvelleroute plus courte et plus sûre que celle du
( 1 ) Devis de M. de Clerville , imprimé à la page i3a«les Canaux navigables par M. de La Lande.