DE LANGUEDOC, loçj
d’avec ce qui auroit dû être fait en suivantla route tracée par M. de Clerville. Il mitsous les veux de M. Colbert l’état de sesdépenses extraordinaires ; il le pria d’enga-ger le Roi à lui en rembourser le montant;sans quoi, lui disoit-il, « il ne lui étoit plus« possible de continuer son entreprise , à» moins de vouloir en même temps courir à» sa ruine totale et à celle de sa famille ».
Cette réclamation fut trouvée juste dansle Conseil du Roi. M. d’Aguesseau fut chargéde faire une inspection du Canal, et de véri-fier quels étoient les travaux faits et à fairepour la perfection du Canal au-delà de ceuxportés dans les devis de M. de Clerville. Cetteinspection eut lieu, et le procès-verbal enfut terminé le i 5 septembre 1676. Il servitde base à une liquidation, dont le Ministères’occupa pendant le cours de l’année sui-vante. Riquet se rendit à Paris pour en ac-célérer la conclusion.
Pendant son séjour, il écrivit plusieurslettres à M. d’Aguesseau, dans lesquelles ilinvoquoit son témoignage. Il y montre qu’enexécutant les devis de M. de Clerville, il eûtpu construire ses écluses avec un tiers moinsde dépenses ; que « telle eût été la conduite