» en mon entreprise, qui seront alors con-» nues : mon but principal n’ayant jamais» été de m’enrichir, mais seulement de bien» faire et de réussir dans mon dessein, qui» passoit pour impossible dans l’esprit de» tout le monde ».
Cependant Riquet redoubloit d’efforts etde soins pour achever sa grande entreprise.Elle touchoit à sa tin ; et déjà il entrevoyoitl’instant où la navigation alloit être établie del’un à l’autre bout du Canal. Mais il n’eutpas la satisfaction de voir s’accomplir cettenavigation, l’objet de ses désirs ; il mourutle premier octobre 1680 (1).
(1) Extrait du Mercure de 1681.
« Le Canal de lajonctiou des mers est achevé. Le succèsen est d’autant plus extraordinaire , qu’on l’avait tou-jours regardé comme impossible ; et quoique dans lessiècles passés on en ait connu les avantages , on n’avaitpas osé l’entreprendre. Feu M. de Riquet , natif de’ Beziers , homme d'un génie heureux et d’une pénétra-tion très-vive , sachant qu’autrefois on avait eu le des-sein de la communication que nous voyons enfinachevée , résolut de n’épargner ni soins ni recherchespour découvrir le moyen de l’exécuter. La connoissanceque divers emplois dans la province lui avoient donnéede tout le pays, lui fit voir d’abord que la seule routedu Haut au Bas-Languedocle rendoit possible. M. Riquet