DE LANGUEDOC. 123
» à trente dans la seconde. Au lieu de» soixante-dix , Riquet a été obligé de cons-» truire jusqu’à cent deux corps d’écluses,» dont quelques-unes ont été accolées pour» la commodité de la navigation , et pour» s’accommoder à la pente du terrein, qui se» trouvoit fort roide en certains endroits.» La raison de cette multiplication d’écluses» a été que, depuis Naurouse jusqu'à la Mé-» diterranée, il y a cent toises et demie de» pente; en sorte que si l’on n’eût fait que» soixante et dix écluses , suivant le devis, il» eût fallu que la plate-forme de chaque» écluse eût eu près de douze jneds de hau-» leur ; ce qui eût été impraticable à cause» de la disposition des terreins, et dange-» reux pour les portes basses qui eussent étéchargées de dix-huit à vingt pieds d’eau.
» 3°. Dans la forme des écluses , dont les» jouyères ne dévoient avoir, suivant le de-»vis, que vingt toises de long, six pieds3) d’épaisseur et douze pieds de hauteur, et33 n’être éloignées dans les endroits des portes33 que de quinze pieds. On a trouvé dans33 l’exécution, que ces écluses étaient trop33 petites; et on les a faites de vingt -sept33 toises de long, de dix-sept pieds de liau-