» pour surmonter toutes les difficultés im-» menses qui se sont rencontrées ».
M. de Froidour, dont les lettres ont déjàété citées , avoit examiné en 16-2 les ou-vrages du Canal et ceux du port de Cette ,dans l’intention d’en rendre compte à M. Col-bert. Un long séjour en Languedoc l’avoitmis à portée de connoitre tous les détailsde cette entreprise : il n’attribue qu’à lliquetle projet du Canal ; et il le représente dansl’exécution de ses plans comme changeantà son gré tout ce que la pratique lui mon-troit de défectueux ; il admire son habileté ,son expérience , la justesse de ses idées , etla fécondité de ses moyens. « Enfin , dit-il,» supposé qu’on ait eu autrefois le dessein» de joindre les deux mers, il est certain qu’il» a été ensevelidansl’oubli jusqu’à présent,» et que c’est au bonheur du règne de» Louis xiv , à l’application et aux soins de» M. Colbert, et au génie du sieur Riquet,» cjue la France est redevable d’une si belle» invention ».
Dans un mémoire publié en 1669 par unnommé Gaumon (1) , l’auteur atteste que
(1) Archives du Canal.