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dinaires , formoit le revenu des proprie'-taires. C’est avec ce tiers qu’ils ont fait lesgrandes améliorations du Canal , qu’ils ontacquis des fonds contigus, qu’ils ont formésur les bords de vastes plantations , et qu’ilsont établi diverses usines.
Ce revenu futestimé, en 1768, à 36 o,ooo 1 .par an sur le produit calculé des trenteannées précédentes. Dans cette somme , étoitconquise celle de soixante mille livres pro-venant des usines et des accessoires du Canal.Ce revenu n’étoit pas néanmoins exempt decharges; car lorsque les deux deniers affectésà l’entretien du Canal ne produisoient pasune somme égale aux frais des réparations ,le revenu des propriétaires étoit employétout entier pour cet objet. C’est ce qui estarrivé en 1766, en 1769, en 1770, eten 1789.
Les accidens extraordinaires auxquels cegrand ouvrage est exposé, exigent impérieu-sement, qu’un fonds de réserve soit préparéd’avance pour y porter un prompt remède.Ce fonds de réserve avoit été formé par lespropriétaires , d’un côté par le revenu d’uneannée qui restoit en caisse jusqu’à l’annéesuivante, et de l’autre , jiar la valeur dessoixante mille livres de rente établies sur les