on n’a presque jamais aussi le temps néces-saire pour achever les réparations , parceque la navigation ne peut être interrompueque pendant un mois et demi ou deux moisau plus par an. Il faut souvent forcer lesmoyens , et augmenter les dépenses pour yparvenir : tout est affaire d’industrie et degénie , pour ne jamais suspendre cette navi-gation pendant le temps où elle doit êtreouverte ; et c’est pour remplir cet objet qu’ilfaut sans cesse doubler et tripler les moyenset les dépenses.
En 1732 , la rivière de Beziers emportaune partie des épanchoirs qui traversent soulit, et qui soutiennent ou évacuent les eauxnécessaires à la navigation. Ce malheur arrivadans le temps où le commerce étoit le plusanimé. Les propriétaires s’y transportèrent,après avoir emprunté soixante-six mille liv. ;et ils animèrent si bien les ouvriers par leurprésence , par les fonds qu’ils prodiguèrentsur les ateliers , que malgré la rigueur de lasaison et le danger du travail, les épanchoirsfurent rétablis en quinze jours de temps,sans interrompre la navigation.
En 1744 5 la montagne de Roquemalane ,entre Poilles et Capestan , s’éboula en entier