fiGo II IS TOT RE DU CANALdans le Canal, et en interrompit la naviga-tion sur cent quatre-vingt-une toises de lon-gueur. C’étoit au mois de janvier ; la naviga-tion étoit dans toute sa force. Les proprié-taires du Canal empruntèrent les sommesnécessaires en vingt-quatre heures , et à huitpour cent. Ils sc transportèrent encore surles lieux, et en quinze jours de temps la mon-tagne fut déblayée ; le pied de l’éboulementfut fortifié par un mur soutenu de contre-fortssur quatre-vingt-huit toises de longueur,et la navigation fut rétablie.
Le 16 novembre 1766, un orage dont oun’avoit point vu d’exemple , vint fondre surle Languedoc : les chaussées furent renver-sées , les rivières entrèrent dans le Canal,et le comblèrent en partie ; les bords duCanal crevèrent en différens endroits ; lesouvrages de la rivière de Beziers , qui avoientcoûté tant de peines et de soins, furent pres-que détruits : enfin, il se fit près de Capes -tan une brèche si horrible , qu’elle avoitvingt-trois toises de largeur sur trente-sixpieds de profondeur. La plus grande partiedes eaux du Canal s’étoit écoulée par cetabîme ; il étoit impossible d’en changer lelit, et il ne restoit d’autre ressource que de