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ledit Canal de. communication jusqu’à la rivièrede Lers qui y doit servir ; sur quoi furent rapportéspar lesdits seigneurs commissaires plusieurs eL di-vers senlimens de ceux qui auroient autrefois eu lapensée de travailler à ce Canal; les uns dirent qu’aulieu de mettre l’embouchure du Canal de navigationau-dessous du basacle, éloigné de la ville et du com-merce , l’on auroit cru alors qu’il falloit le conduiredepuis Castanet, village situé à une lieue au-dessusde ladite ville, par un ruisseau appelé du Saurat,derrière le faubourg Saint-Michel, jusques dansle fossé au-dessous de la porte du château, et ainsicontinuer le long dudit fossé, et à l’entour de laditeville jusqu’au basacle ; quoi faisant, les habitans enseroient plus soulagés : les autres répliquèrent quesi l’on mettoit l’eau dans le fossé, les caves, de cecôté-là , seroient toujours submergées, ainsi qu’onl’a vu lors des grandes inondations ; mais que pours’en assurer, il seroit plus à propos de tirer ledit Canalpar les faubourgs de Montaudran droità la chapelleSaint-Salvy, et de là au basacle, d’autant que par cemoyen il ne seroit ni trop près, ni trop éloigné de laville , dont lesdits seigneurs commissaires nous de-mandèrent notre avis , qui fut que, par la connois-sance que nous avions du pays, l’un et l’autre étoitfaisable ; que Sa Majesté en ordonneroit à sa volonté,et que ladite rivière de Lers n’étant guère plus éloi-gnée de nous par le chemin que ledit sieur Riquetindiquoit, il nous sembloit plus à propos de conti-