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avoit. qu’ii seroit bien ; sur quoi nous aurions repré-sente; auxdits seigneurs commissaires, que l'embou-chure dudit Canal dans la Garonne seroit mal posésur la décharge du moulin , pour plusieurs raisons :la première, que ledit Canal de décharge n’étoit niassez profond, ni assez large pour recevoir et tour-ner de grandes barques; la seconde , que l’on dé-pendroit de la discrétion du meûnier qui abaissantses empèleinens, mettroit à sec ladite décharge quandil lui plairoit: et la troisième, que si la peissièr«qui soutient l’eau de Garonne et la porte auxditsmoulins venoit à rompre (comme il arrive assezsouvent) , il n’y auroit pas une goutte d’eau dansledit canal de décharge ; mais que pour s’assurercontre tous ces inconvéniens , il étoit à propos (saufmeilleur avis) de faire aboutir ledit Canal de navi-gation dans la Garonne , environ cent toises plus basque la pointe de l'île desdits moulins ; quoi faisant,l’embouchure seroit dans le grand lit de la rivière ,et non sujette aux incommodités susdites ; ce quelesdits seigneurs commissaires ayanL jugé raison-nable, les nivelleurs auroient posé et dressé leur ni-veau sur le bord de ladite rivière de Garonne , quatrë-vingt-lrois toises plus bas que la poi n te de ladite île,lieu dit l’rat de Sept-Deniers, droit entre l’église despères AJinimes et la .Maladrerie du faubourg d’Ar-naud-Uernard , où fut la première station : disantledit sieur Riquet, qu’il n’avoit point trouvé de che-min plus court et plus commode pour faire passer