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» Dans ce premier plan , Riquet se contentait» d’unir par un canal, le Lers et le Fresquel, en» plaçant sur le col de Naurouse son bassin de par-)> lage. Il naviguoit ensuite dans le lit des rivières ,» et débouchoil dans la Méditerranée par le Grau» de la Nouvelle.
» Ce n’éloit pas dans ces idées, connues depuis» long-temps ( §. I. ), que résidoieut le mérite et» l’invention de ce projet.
» C’étoit, comme on l’a remarqué dans cette liis-» toire, la recherche et la dérivation des eaux de la» montagne Noire qui donnoient au plan de lliquet» le caractère du génie et de la nouveauté.
» Ce fut en effet une idée ingénieuse , neuve, et» jusqu’alors sans exemple, que celle de conduire» plusieurs ruisseaux du bassin de la Méditerranée« dans celui de l’Océan , et de les ramener grossis« par d’autres ruisseaux, dans le bassin de la Médi-» terranée; de leur faire couper, dans ce trajet, deux» cols de la chaîne, et de les dériver enfin sur unh troisième col, pour les y distribuer à volonté entre» les versans opposés.
» Tel fut aussi, comme le remarque Riquet lui-» même , le but principal de ses recherches , et la» partie de son projet à laquelle il altachoit le plus» d’importance : bon juge , en ce point, de sa véri-» table gloire.
» F. Andréossy , dans une note historique rap-» portée au chapitre premier de l'hisloire du Canal