LIVRE PREMIER.
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À]i ! qui pourra jamais, en lisant leurs malheur* ^A A irginie, «à Paul refuser quclrjucs pleurs ?
J ai vu Paul, succombant à sa mélancolie,
A genoux sur la tombe où dormail Virginie:
o y
Ses yeux étaient hagards, son Iront décoloré'
J ai vu son désespoir, hélas I et j’ai pleuré.
C’est ainsi que mon cœur se laissait sé-duire par l’éloquence du poêle. Mais iln’en sera pas de même lorsque nous vou-drons nous instruire j il nous faudra écartertoutes ces aimables illusions, et combattreles physiciens que nous goûterons le plus.
La véritable science consiste à imiter lamarche de la Nature , à détruire, à ré-parer, à créer comme elle. Mais que noussommes loin d’atteindre à sa hauteur !Nous imitons ses phénomènes, elle lesvarie sans cesse -, nous dévoilons un de sessecrets, elle nous en cache mille -, nousfaisons des expériences, elle conserve ,elle reproduit un monde. À la voix dugénie, l’eau et l’air cessent d’être des élé-ments , et la science ancienne disparaît