LIVRE PREMIER.
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Mais ce génie immense ne se contentepas de mesurer les astres, de leur donnerl’attraction pour les soutenir dans l’espace jdécomposant un rayon de lumière, il faitvoir au monde étonné les sept couleursprimitives, et le soleil devient le peintrede l’univers. Suivons Newton dans unechambre obscure : il reçoit sur le prismeun filet de lumière ; ce filet se décomposeen traversant le cristal , et nous offresoudain le spectacle réjouissant de l’arc-en-ciel. Toutes les couleurs qui embel-lissent la Nature s’expliquent alors, enadmettant seulement que les corps ontla propriété de décomposer la lumière,de réfléchir une ou plusieurs nuances,et d’éteindre les autres. Avant Newton,l’origine de ces phénomènes était ignorée,et l’on ne se doutait pas qu’un rayon dusoleil, qui paraît blanc, fût composé desept rayons brillants des plus vives cou-leurs ; la lumière est, si j’ose le dire, lapalette dont la Nature se sert pour peindre