LETTRE II.
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les nuages, les fleurs, la verdure, enfin lemonde entier.
Tandis que Newton décompose la lu-mière et dirige le cours des astres, Buffonexpose les merveilles de la création, etfait, pour ainsi dire , passer l’universdevant nos jeux.
Gloire, gloire à Bufïbn dont la plume éloquenteTraça des animaux l'histoire intéressante îL'homme, dans ses écrits , recouvre tous ses droits4Maître de l’univers, il y donne des lois;
Et, levant Ÿers le ciel, sa dernière patrie,
Un front majestueux où s’empreint le génie 9Il demeure étonné de toute sa splendeur,
Et reconnaît partout la main du Créateur.
Ce superbe coursier, qui du pied bat l’aréne„
Qui, prêt à s’élancer, mord le frein qui l’enchaîne,Hennit, et, balançant ses longs crins ondoyants,.Voie et prend son essor aussi prompt que les vents :Cet animal utile, et pourtant quon méprise,
Dont le nom, mais à tort, exprime la sottise,
L’àne, qui, chaque jour, apporte sur son dosDans le sein des cités les tributs des hameaux,
Et qui du laboureur secondant l’industrie,
Défriche , ce terrain sans culture et sans rie ;
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