DE M. BORELLI. <>,
dans les raisonncmens qué cet Autheur critique , onn’en peut rien conclure non plus contre le sentimentqu’il attaque ; puisque la vérité ne dépend point dutout de la maniéré dont on la démontre.
Toute la question présente se réduit donc à sça-voir si en effet M. Borelli a démontré dans lcscholie de sa 6 8. Proposition Tome i. que les «deux puissances R 8c S appliquées au poids T “suivant des directions obliques , peuvent demeu- "rer en équilibre avec lui , non feulement quelque "raport qu elles ayent entr’elles, fût-il plus grand , "ou moindre que celui de NC à CM ; mais encore "de quelque maniéré que le raport de la somme de "ces deux puissances à ce poids , fut différent de "celui de la somme de NC & MC à CH. Que dî-je ? "Ce se roi t assez pour détruire la proportion qu’ilrejette » s’il avoir seulement démontré un cas ou cepoids pût ainsi demeurer en équilibre avec ces puis-sances , fans être à chacune d’elles, comme la partieCH de fa ligne de direction, qui fait la diagonale duparallélogramme MN, à chacune des parties de leurscordes, qui lui servent de cotez. Mais bien loin desavoir fait , la proposition doit il tire le seholieenquestion , prouve tout le contraire, je veux dire, lesentiment d’oùil a.crû qu’elle le devoir éloigner.
C’est ce qu’on va faire voir dans le premierChapitre de cet Examen ; & dans le second , aprésavoir encore donné quelques démonstrations de cemême sentiment , toutes différentes de celles queM. Borelli a critiquées , on rendra par la méthodedu Projet précédent les Lemmes qu’il a déduits de fa68. proposition, beaucoup plus généraux qu’ils ne lepeuvent être par la sienne.
DES poids
soutenus avecdes cordes feu-lement.