vues diverses, quoique toujours dans le but de faire valoir ou de défendre leprojet du canal du Charolais . On a placé à la fin du volume une description suc-cincte du canal et de ses principales constructions, qui n’est que l’explicationde planches où elles sont représentées.
Ce volume offrira les détails historiques et descriptifs nécessaires pour faireconnaître ce grand ouvrage à qui l’on remarquera sans peine un caractère par-ticulier, propre à le distinguer de la plupart des canaux français qui ont acquisde la célébrité, et qui le rend digne d’être étudié par les personnes même quiconnaissent ces derniers. Ce caractère consiste en ce que l’emplacement du canalétait tellement indiqué par la nature, et que le tracé a été fait avec une telleintelligence, qu’on n’a point eu à construire aucun de ces ouvrages extraordi-naires, difficiles et coûteux, qu’on admire dans les autres canaux. Ainsi, quandon veut apprendre à traverser de grandes rivières, à passer sous des montagnes,à suivre des vallons resserrés par des rochers, ce sont les canaux de Languedoc ,de Saint-Quentin, de Givors , qu’il faut visiter. Mais si l’on veut apprendre àbien choisir l’emplacement d’un point de partage, à tracer les rigoles de manièreà leur donner le moins de développement possible en recueillant la plus grandequantité d’eau, à éviter les grands aquéducs, les levées, les tranchées, à profiterenfin de toutes les ressources du terrain en éludant les difficultés qu’il présente,c’est dans le canal du Centre surtout qu’il faudra faire cette étude.