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dès que les circonstances pourront le permettre. Cette communication sera bienplus avantageuse. sans contredit, que celle qui se ferait par le Don et le Volga ,qui est beaucoup plus longue.
La Vistule et le Dniester sont deux fleuves presque parallèles au Niémen et auDniéper , et l’on pourrait peut-être former par là une autre communication de lamer Baltique à la mer Noire . Mais comme les embouchures de ces fleuves, soitdans la mer Noire, soit dans la mer Baltique , sont très proches l’une de l'autre,cette seconde communication ne serait pas plus avantageuse que la précédente ,et il paraît assez inutile de faire dans le même royaume deux canaux qui rempli-raient le même objet.
Depuis les embouchures du Boristhène et du Dniester jusqu’à celle du Pô, surplus de 600 lieues de côtes, il ne se jette dans la Méditerranée aucun grandfleuve que le Danube , qui coule du couchant au levant presque parallèlementà ses côtes, tandis que du côté du nord on trouve cinq grands fleuves qui sejettent dans la mer Baltique et la mer d’Allemagne , en coulant du midi au nord.
Cette position offre les moyens de pouvoir joindre tous ces fleuves au premier ;mais parmi ces communications, qui toutes ont été projetées plusieurs fois, celle (:aü ., ul . AII( . ma , ncqui a fait le plus de bruit est la jonction de l’Oder au Danube . Elle a été com-mencée et poussée très loin, dit M. de Lalande, mais des intérêts, mal entendussans doute, l’ont arrêtée. 11 y a néanmoins à espérer que l’on reprendra son exé-cution , lorsqu’on en aura bien reconnu les avantages. Au moyen du canal deFrancfort, qui joint l’Elbe à l’Oder, on joindrait par là la mer Noire à la merd’Allemagne et à la mer Baltique ; et, après le canal de Pologne , celui-ci, quel’on pourrait nommer le canal d'Allemagne , serait le plus utile, et le serait peut-être même davantage que le premier, par rapport au commerce de l’Allemagne ,qui est bien plus étendu que celui de la Pologne. Les communications du Danube avec la Vistule ou avec le Weser ne paraissent pas aussi intéressantes qu’avecl'Oder , et ne feraient que remplir le même objet.
Mais celles du Danube avec le Rhin seraient d’autant plus importantes, que, canaux de sui^si l’on ne considérait que la proximité des sources, sans égard aux obstacles, quisont grands, mais qui ne sont peut-être pas invincibles, on pourrait, dans cemême pays, joindre ces deux fleuves avec le Rhône , qu’il se formerait, par laSuisse, une circulation de commerce entre toutes les côtes de l’Europe , et que cepays deviendrait alors le point de réunion du commerce général de toute l’Europe .
Quoique la réunion de ces trois fleuves avec ceux de l’Italie n’ait pas parutout-à-fait impossible , parce que leurs sources sont fort proches les unes des