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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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Et, en général, on a dû observer qu’un bateau tire toujours une éclusée dupoint de partage pour y monter, mais que souvent il n'en tire point pour des-cendre de l’autre côté.

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On voit par conséquent que, lorsqu il ny a point decluses contiguës dans un ral la quantité il'éclu-canal, les bateaux ne dépenseront qu’une éclusée pour toute leur traversée, un e c a a ' ) , i ;r' lr:n '’ l '' i1 " 1toutes les fois qu’ils passeront au point départagé alternativement, l’un venantd’un côté et l’autre venant de l’autre.

Que dans ce même cas, lorsqu’il y aura des écluses contiguës, les bateauxdépenseront dans leur traversée autant d eclusées qu'ils rencontreront d’éclusescontiguës en montant dans le corps d’écluse où il y en aura le plus, et que cen’est que lorsqu’un bateau en suivra un autre qu’il dépensera deux éclusées,soit que les écluses soient contiguës ou qu’elles soient toutes isolées.

On remarquera que l’on ne doit considérer le passage des bateaux que par rer que les écluses

. . r , . qui joignent le point

rapport aux écluses qui joignent le point de partage. Lorsque les écluses ne sont u e partie,

pas contiguës et que leur chute est égale, ce qui arrive dans les biefs inférieurs,n’influc en rien sur la dépense des eaux, surtout lorsque les bateaux ne s’yarrêtent pas un long temps.

En donnant 195 mètres de longueur au moins à chaque bief, il est certainque, quand même deux bateaux se suivraient, ils ne sc trouveraient pas en-semble dans le même bief, puisque, pendant que le second passerait l’écluse, lepremier aurait eu le temps de parcourir le bief et d’entrer dans l’écluse suivante.

Ainsi deux bateaux ne peuvent se rencontrer dans les petits biefs que lorsqu’uny monte et que l’autre y descend, et, dans ce cas, comme l’un tire une écluséedu bief tandis que le second en verse une autre, l’eau ne diminue n’y n’augmentedans ce bief.

On observera qu’il ne peut jamais y avoir dans un bief qu’une éclusée deplus ou une de moins que dans l’état naturel du bief, à moins qu’il ne reste plu-sieurs bateaux ensemble dans ces biefs, ce que l’on doit éviter lorsqu’ils sontpetits.

On remarquera encore que, lorsque les écluses contiguës sont éloignées dupoint de partage, il arrive assez souvent que l’on n’en tire pas immédiatementles éclusées ; mais lorsqu’il n’y a pas de seconde prise d’eau avant ces éclusescontiguës, c’est toujours le point de partage qui fournit seul à la partie du canalqui est au-dessus de ces écluses contiguës, et cela revient au même que si ellesétaient placées immédiatement après.

Ce n’est pas encore assez de connaître la quantité d’eau que dépense chaque