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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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bateau dans la traversée d'un canal, suivant qu’ils passent alternativement où àla suite les uns des autres, pour savoir l’eau qu’il faut amasser afin de fournir àla navigation; il faudrait encore connaître combien il y a de ces bateaux quipassent de suite, et combien il en passe alternativement. 11 est aisé de savoircombien il en arrive"à chaque extrémité du canal, mais cette connaissance nesuffit pas encore; car quand même on saurait, par exemple, qu'il part autant debateaux d’une extrémité que d’une autre, il s’en faut de beaucoup que dans cecas même tous les bateaux passent toujours alternativement. Il arrivera le plussouvent qu’il en passera plusieurs de suite venant d’un côté, et aussi plusieursde suite venant de l’autre, et par conséquent que ces bateaux dépenseront plussouvent deux éclusées qu’une seule.

Si cependant, dans des temps où il y a disette d’eau, on voulait faire passerla plus grande quantité de bateaux possible, on pourrait en faire attendre quel-ques-uns au point de partage, relativement à la quantité plus grande qu’il enpasserait venant d’un côté que de l'autre, et de ne les faire descendre qu’à mesurequ’il en monterait d’autres : ce serait sans doute une gêne, mais l’inconvénientserait probablement moindre que de ne faire passer que la moitié ou les deuxtiers des bateaux nécessaires au commerce.

En établissant cette règle, on pourrait savoir assez exactement la quantitéd’éclusées qui serait nécessaire pour faire passer le plus grand nombre de bateauxpossible.

Par exemple, s’il passait autant de bateaux venant d’un côté que de l’autre,chaque bateau ne dépenserait qu’une éclusée.

S’il venait deux fois plus de bateaux d’un côté que de l’autre, trois bateauxdépenseraient quatre éclusées, et chacun une éclusée et un tiers.

S’il en venait trois fois plus d’un côté que de l’autre, chaque bateau dépense-rait une éclusée et demie.

S’il en venait deux d‘un côté et trois de l'autre, les cinq bateaux dépenseraientsix éclusées.

Et en général, si l'on a le rapport du nombre des bateaux qui viennent d’uncôté à celui des bateaux qui viennent d’un côté opposé, pour avoir la quantitéd éclusées que dépenseront tous ces bateaux, il suffira de doubler le plus granddes deux nombres sans avoir égard au plus petit.

Par exemple, s'il vient trois bateaux d’un côté tandis qu’il en vient cinq del'autre, doublez le nombre cinq et vous trouverez que ces huit bateaux dépen-seront dix éclusées. S’il y en a cinq d'un côté et sept de l’autre, doublez le