les eaux mettent à parvenir à l'extrémité de cette retenue, dans nne aussi longuepartie de canal qui n’a aucune pente.
On a aussi projeté sept cas contigus au canal de Champagne . Dans l'examenque M. le Camus fit de ce canal, il croyait qu'il fallait sept éclusées pour fairedescendre un bateau du point de partage au bas des sept sas contigus, et quinzepour le faire remonter; en quoi il se trompait beaucoup, attendu qu’il ne fau-drait qu’une éclusée pour faire descendre ces sept écluses, et qu’il n’en faut quesept pour les faire remonter. Mais il n’en est pas moins probable que les eauxdu point de partage suffiraient à peine en été pour le passage d’un seul train detrois bateaux qui passeraient à la fois. Pour parer à cet inconvénient, il proposed’attirer au point de partage les eaux d’une rivière voisine; mais il pourrait biense faire que ce moyen fût encore insuffisant, et il serait plus simple sans doutede ne pas construire d’écluses contiguës.
Un autre inconvénient des écluses contiguës, qui est très considérable, c’estla perte de temps qu’éprouvent souvent à cette occasion ceux qui pratiquent lecanal, lorsque deux bateaux se rencontrent.
Aux huit écluses de Béziers , il faut que l’un des deux attende pour passerprès d’une heure et demie que l’on met à traverser ces huit écluses; au lieu qu’iln’attendrait que dix à douze minutes au plus si elles étaient séparées. L’usage estmême, pour la voiture publique, de changer de bateau et de faire ce trajet àpied en faisant porter les équipages. Lorsque plusieurs bateaux passent de suite,la perte de temps est bien plus grande pour ceux qui attendent, et on sait com-bien la diligence est importante dans le commerce.
Quoiqu’on se soit aperçu depuis longtemps, par l’usage, que les écluses con-tiguës dépensaient plus d’eau que celles qui sont séparées, et qu’elles sont trèsincommodes, on en a cependant encore construit dans les derniers canaux quel’on a faits. 11 y en a plusieurs doubles dans le canal de Givors, qui doit être finicelte année. Il ne peut y avoir d’autre raison de cet usage, que l’économie quirésulte de la suppression des murs d’épaulement et des ailes ainsi que d’une pairede portes pour chaque écluse contiguë. Mais il faut faire attention que celte éco-nomie même est peu considérable , parce que la partie des bas-joyers qui estaprès le second mur de chùte et les suivants , lorsqu’il y a plusieurs écluses con-tiguës de suite, est beaucoup plus élevée que dans les écluses simples, et quel’épaisseur de ces murs devant être relative à leur hauteur, parce qu'ils sou-tiennent une très grande poussée de terre, celte partie de mur qui doit aller en
pente jusques aux environs de la moitié de la longueur de chaque sas, et qui est*** ..
Perte de temps dan»les écluses contiguës.
L'économie de la dé-pense pour les écluse»contiguës est peuconsidérable.