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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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l.ii concavité] dr*murs [«l’écluse est un) n<;onvéuient,

Longueurs ou largeurs.

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nait aux murs des bassins d’écluses que l’épaisseur relative à la poussée desterres, ils pourraient se renverser d’autant plus aisément que les terres peuventiléchir et ne plus guère pousser lorsqu'elles sont une fois assiégées. Elles peuventmême se détacher des murs par le moindre filet d’eau qui s’insinuerait derrière,ce qui peut arriver très aisément , et alors elles n’auraient aucune action contreces murs ; par conséquent les côtés concaves des bassins d’écluses, loin de rem-plir leur destination qui est de résister avec plus davantage que des murs droitsà la poussée, lui donnent ordinairement plus de prise dans le sens opposé à celuique l’on a eu en vue, quoique ce fût à celui-là qu’on eût dû prêter le plus d’at-tention. D’ailleurs l’inconvénient de dépenser trois cinquièmes plus d’eau quedans les autres écluses, et d’être près d’un tiers plus de temps à traverser cesécluses que celles qui sont rectangulaires, est si considérable, qu’indépendam-ment de la première raison il doit faire totalement prescrire les sas de formeovale, d’autant plus qu’il n’y a aucun motif fondé qui puisse autoriser cetteconstruction. La dépense meme est plus considérable pour les écluses ovalesque pour les autres : le radier coûte, suivant les prix que j’ai fixés dans lapremière partie de ce mémoire, 1600 fr. de plus lorsqu’il n’a que 1,50 mètred’épaisseur.

Les longueur et largeur des sas des écluses doivent être nécessairementréglées sur la forme des bateaux qui doivent passer sur le canal. Il est d’usagede faire ces sortes de bateaux plus longs et moins larges que ceux des rivières,où le peu de profondeur qui se trouve en certains endroits engage à les faireassez plats. Dans les canaux au contraire on est maître de donner une grandeprofondeur à l’eau , mais on ne leur donne pas une grande largeur, soit pourdiminuer les évaporations, soit pour faire des déblais moins considérables, oupour occuper moins de terrain.

On sait aussi que !e oerm e d’impression de cette poussée est au tiers de la hauteur du mur,ainsi le bras de levier de la puissance agissante sera = £ h.

La puissance résistante sera le mur lui-même = hx X -000, attendu que le mètre cubede maçonnerie pèse ordinairement 2000 kil. Son bras de levier sera la moitié de l’épaisseurdu mur = i x. Par conséquent le moment de la puissance agissante sera -1000 X 1 à 5 Xet celui de la puissance résistante sera 2000 X ï èx 1 ; et comme dans l’état d’équilibre cesdeux puissances doivent être égales, on aura 167. /î 3 = 1000. /ix*, d’où l’on tirex=j/0,167. h'= O, 41. h. Mais, comme l’on doit toujours mettre quelque chose au-dessus de l’équilibre,en ajoutant {, on aura x = \h à-peu-près. D’où l’on voit que l’épaisseur d’un mur qui doitsoutenir de l’eau doit être égale à la moitié de la hauteur de l’eau qui est devant ce mur.