centimètres d’épaisseur à ces murs en retour, et de faire leur longueur propor-tionnée à la qualité du terrain relativement au plus ou moins de facilité qu’il a dese laisser pénétrer à l’eau. On peut au surplus continuer le conroi plus loin quela longueur des murs ; celte partie ne peut être trop garantie devant et derrière,ainsi que les ailes, les murs d’épaulement, et le derrière du mur de chùte.
L’épaisseur des épaulcmcnls de fuite ne doit pas se régler par la hauteur del’eau qui monte rarement à la moitié de celle de ces murs ; mais l’on peut serégler pour ceux-ci sur la poussée des terres, et en conséquence faire cette épais-seur égale au tiers de la hauteur totale de ces murs si on les fait à plomb desdeux côtés. Mais il vaut mieux faire une retraite de 32 centimètres sur le der-rière au niveau de l’eau , et donner à la partie inférieure une épaisseur plusgrande qu’à la supérieure. Il n’est pas nécessaire, dans cette partie comme dansles autres , de mettre une maçonnerie de béton dans la partie qui est dans l’eau ■cependant elle n’y serait point inutile.
La longueur que doivent avoir ces épaulements de fuite doit être relative àla hauteur de l’eau dans le sas de l’écluse, puisque les portes d’aval soutiennenttoute la charge de l’eau, et que cette charge est entièrement renvoyée contreles chardoncts qui ne sont soutenus que par ces murs d’épaulement de fuite :ainsi la longueur de ces épaulements dépend de la résistance qu’ils doivent avoirpour soutenir cette poussée.
Pour connaître cette résistance, il faut considérer : d°, quesi, au lieu de porteson mettait à la place un mur, il devrait avoir la même épaisseur que les bas-joyers, c’est-à-dire le tiers de la hauteur totale des portes; car quoique l’eau dubief inférieur résiste à la poussée de celle du bief supérieur, on ne doit pas lamettre en considération, parce que cette résistance est fort petite, eu égard àcette poussée, non seulement parce que le poids de l’eau est beaucoup plus petit,mais encore parce que le centre d’impression étant fort près du point d’appuin’a que peu d’action pour résister au centre d’impression de l’eau du sas qui estbeaucoup plus élevé.
2° Que l’on peut considérer les deux portes busquées comme une seule vannedroite inflexible, appuyée contre les buses et contre les chardoncts.
3° Comme cette poussée est considérable, il est à présumer que, si les mas-sifs construits derrière les chardonets n’étaient pas assez forts pour faire équi-libre avec elle, il se ferait une disjonction dans la maçonnerie dont la ténacitéseule n’est pas capable d’une résistance très grande, surtout lorsque cette ma-çonnerie n’est pas bien ancienne.