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afin de ne pas faire faire aux cultivateurs de longs détours pour aller labourerles terres qui sont séparées des bâtiments de la ferme par le canal. Il est aisé defaire pour cet objet un pont de 1,3 à 1,6 mètre de largeur sur les petites portes :l’une des extrémités porterait sur le mur et serait soutenue par une roulette,l’autre extrémité pourrait être soutenue par un poteau mobile placé à la jonc-tion des deux parties du pont, et servirait pour soutenir ees deux parties qui,par ce moyen, ne fatigueraient aucunement les portes. Ces ponts auraient l’in-convénient de former un angle comme les portes, mais l’on pourrait les fairedroits et même plus larges que les premiers, en plaçant chaque porte diagona-lement sous chaque partie du pont. La flèche ne peut pas être alors placée dansl’alignement des portes; mais l’on peut cependant l’assembler assez solidementaux poteaux, et alonger le pont pour le faire servir de contrepoids.
Le chemin des chevaux de tirage à côté de l’écluse peut se faire de deuxmanières, l’une en ne commençant la rampe qu’après les épaulements d’aval,afin d’avoir une grande plate-forme à côté de l’écluse, et l’autre en faisant cetterampe le long de l’écluse même.
La première manière paraît plus belle ; mais, à cause de la hauteur des mursde fuite, on est obligé de former des talus fort rapides joignant ces murs, et deles revêtir en perrés. La seconde manière paraît plus convenable, en ce que lesbords du canal sont toujours à même hauteur, et il ne laisse pas que d’en résul-ter une assez grande économie dans les déblais ainsi que dans les perrés. Lechemin du tirage fait néanmoins dans l’une et l’autre manière une seule lignedroite, il n’y a que la plate-forme de l’écluse qui est moins large dans la secondemanière que dans la première, mais elle ne sert que pour l’éclusier, et elle estbien suffisante.
§ VI.
Détails de construction.
S’il est important d’employer la plus grande solidité dans les constructionsdes ouvrages publics, il n’est pas moins vrai que les écluses exigent encore plusde soin qu’aucun d’eux. Outre les causes de dégradations qu’elles ont en communavec tous les édifices, elles en ont encore de particulières, et qui sont mêmebeaucoup plus puissantes que les causes générales. Leur objet est de soutenir leseaux, souvent à de grandes hauteurs : elles ont donc toujours un agent actifqui cherche à s’insinuer par le moindre interstice, et par les pores même de la