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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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petite quantité que l’on en transporte, ils exigent autant qu'ils le peuvent. etseulement un peu au-dessous du prix des voitures par terre, pour que l'on aitquelque bénéfice à les employer. Mais il n’est pas douteux que lorsqu’au moyendu canal du Cliarolais les commerçants pourront envoyer leurs marchandises deLyon à Paris sans intermédiaire, sans faire d'entrepôt, et avec un bénéfice d’untiers ou d’un quart au moins, il s’établira un commerce très étendu sur la Saône ,quoiqu’il soit à présent peu de chose en remontant, et la concurrence entre lesentrepreneurs des voitures par eau en réduira le bénélîee à sa juste valeur.

On en voit une preuve convaincante sur la Saône même par rapport au com-merce des marchandises en gros volume, qui est assez considérable en descen-dant. Les 490 kilogrammes de blé reviennent à 5 fr. 23 e. en descendant, et à3 fr. en remontant, non compris les droits, tandis que le fermier des cochcsprend 15 fr. 30 c., et jusqu’à 16 fr. pour toutes marchandises, soit en montant,soit en descendant.

Bénéncc sur îe'tmns- On verra aussi par le tableau du transport des marchandises de Lvon à Paris :

)>ort de Lyon 4 Paris . 1 1 ' .

1° qu’en passant par le canal il y aura 44 fr. pour 100 de bénéfice par 490 kilo-grammes sur le transport par terre pour les marchandises emballées, et 48 fr.30 c. sur les marchandises en gros volume ; 2° qu'aulieu d’aller de Lyon à Roanne par terre, il y a par le canal 18 fr. 60 c. pour 100 de bénéfice sur les marchan-dises emballées, et 19 fr. sur les autres ; 5° que si Ton se servait de l’Yonne etde la Seine, depuis Auxerre à Paris , il y aurait par le canal du Cliarolais 9 fr.40 c. par 490 kilog. de bénéfice sur les premières, et 10 fr. 23 c. sur les autres :4’ on fera attention que, quoiqu’il y ait trente-six lieues de plus par le canalque par les routes par terre, et vingt-cinq lieues de plus que par Roanne ,cependant il n’y a que deux ou trois jours de différence sur le temps du trans-port , et comme il n’v aura pas de temps perdu pour les entrepôts, il s’ensuitque, en comptant moyennement six jours de retard à Roanne , quoique souventce retard soit plus considérable, le transport par le canal se fera en beaucoupmoins de temps que par Roanne .

11 n’est donc pas douteux que toutes les marchandises qui passent actuelle-ment de Lyon à Roanne pour y être embarquées se transporteront sur lecanal du Cliarolais, non seulement parce qu’il va 19 pour 100 à gagner, maisparce que, dans beaucoup de circonstances, le trajet se fera dans le mêmetemps : et surtout parce que les marchands de Lyon faisant charger les mar-chandises chez eux pour être conduites immédiatement à leur destination,peuvent, en s’informant de l’état de la Loire , ne faire le chargement que lorsque