rers.
Blés.
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754,816 fr. On fera attention que ce produit n’est établi que sur des faits, et neparaît pas devoir être réduit. Il suffirait seul et au-delà pour dédommager lesactionnaires des fonds qu’ils auront avancés pour les constructions : mais l’onva voir que beaucoup d’autres articles donneront encore des produits considé-rables. On les établira sur des faits , comme les précédents , mais on portera leschoses à la moindre quantité.
ARTICLE III.
Autres marchandises du pays.
11 y a actuellement six. forges dans le Charolais, qui pourront envoyer leursfers par le canal. Ce nombre augmentera probablement beaucoup lorsque letransport sera facilité par l’établissement du canal, surtout si l’on peut lesalimenter avec le charbon de terre, et ce n’est pas porter les choses bien hautque de compter que dans peu d’années le nombre en sera doublé. Et commechaque forge peut fabriquer aisément 245,000 kilogrammes de fer. les douzeforges en fourniront 2,940,000 kilogrammes, qui feront la charge de soixantebateaux qui parcourcront environ douze lieues sur le canal. La facilité du trans-port et de la fabrication des fers peut faire établir à Mont-Cenis des manufacturesde ferrures, qui y seraient beaucoup mieux placées qu’à Saint-Étienne , qui estéloigne des rivières navigables. Cet établissement augmenterait encore beaucouple transport.
Les seigles du Charolais et du baillage de Bourbon-Lancy , et les blés d'unegrande partie de l’Auxois, se chargeront sur le canal, tantôt pour aller sur laLoire et tantôt sur la Saône , mais plus souvent sur celte dernière rivière quesur l’autre, tant pour être conduits à Lyon que pour la Provence et les pro-vinces méridionales, qui n’en récoltent jamais suffisamment pour la nourrituredes habitants. Il est très probable qu’il en passera beaucoup de la Loire sur laSaône, puisque l’on en fait venir actuellement par terre depuis le Bourbonnais et le Nivernais pour les y conduire (I). On tire aussi des farines depuis Corbeil