Buch 
Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
Entstehung
Seite
99
JPEG-Download
 

— 99 —

près de Paris, qui viennent par les voitures de terre jusqu’à Chàlons , et quiviendraient alors par le canal. On doit à cet égard observer que le commercedes blés de Bourgogne n’ayant qu'un seul débouché, il n’y a que peu de concur-rence, et que l’on est souvent obligé de le donner à vil prix aux Lyonnais, aulieu que si l’on avait un double débouché sur la Loire et sur la Saône , dès quel’on ne trouverait pas un bon prix du côté de Lyon , on en ferait l’exportationsur la Loire , où l’on trouvera deux autres débouchés, l’un en remontant cctlerivière cl l’autre en la descendant. On a compté qu’il passait sur la Saône en-viron huit cents bateaux de grains pour Lyon (voir M. Delalande, p. 141):on estimera que l’on n’en tirera que la charge de deux cents bateaux par la voiedu canal, qui parcoureront moyennement vingt-deux lieues.

Le commerce des poissons du Charolais était autrefois beaucoup plus consi-dérable qu’à présent, parce que depuis plusieurs années on a détruit beaucoupd’étangs pour en former des prés. On ne charge guères que sept à huit bascules :mais les étangs que l’on formera pour servir de réservoirs au point de partage,et tous les biez du canal qui seront empoissonnés, en fourniront plus du double.La superficie de ccs étangs et du canal est de 1320 journaux : ce serait sansdoute estimer peu le revenu de ccs étangs que de les porter à 13 à 16 fr. lejournal , ce qui reviendra chaque année à environ 20,000 fr., et l’on peutcompter sur vingt bascules chaque année.

Le retour des futailles serait encore un avantage important pour la Bourgogne .Les mairains étant déjà très rares, le deviendaient encore davantage lorsqu’onaurait coupé les futaies du Charolais pour les mettre en taillis. Si l’on ramènela moitié de ces futailles, on en chargera quarante bateaux de 3 mètres dehauteur.

On a une excellente carrière de plâtre à Decise, qui est à une demi-lieue ducanal. Il n’en a nulle part d’une aussi grande blancheur, et il remplacerait par-faitement le gipse feuilleté dont on fait les modèles et les petites figures moulées ;il est même plus blanc. On en embarque actuellement à Chàlons une grandequantité pour le Lyonnais, malgré le transport par terre qui est de cinq lieueset demie, et qui augmente le prix des 490 kilogrammes de près de 4 fr. En lechargeant sur le canal, on pourrait en diminuer le prix de plus de 2 fr. 30 e.par 490 kil. Il y a encore une autre carrière à Charrecey, qui n’est qu’à troisquarts de lieue de Saint-Léger-sur-Dheune, et l’on en a même trouvé à Saint-Léger. Il y a aussi une autre carrière à Marcilly, qui est à deux lieues du canal.On n’en connaît point d’autre qui puisse entrer en concurrence avec celles-ci

Poissons.

Futailles.

ritUros.