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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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commerce. Je tâcherai cependant d’établir mes calculs sur quelque autorité._M. Pcrronct a fait des recherches sur cet objet lorsqu’il vint en Bourgogne . Surles informations que j'ai prises, il m’a paru qu’il a porté les choses assez bas,ou que le commerce a augmenté depuis 5 cependant j’ai suivi ce qu’il en a dit.M. Antoine a aussi rapporté quelques parties du commerce de la Saône , quej’ai trouvées assez justes. Suivant le rapport de M. De Lalande, on compte surdeux cent quatre-vingt bateaux de marchandises qui passent sur la Saône àChâlons , tant par les bateaux ordinaires que par les coches et diligences pareau , non compris les blés, fers, foins, bois et charbon, montant à quatrecents bateaux. (Voy. M. De Lalande, page 211). Mais le principal commercese fait par les voitures de terre. Pour avoir quelques idées de ce transport, onpeut compter qu’il passe à Châlons chaque jour au moins vingt voilures ou guim-bardes chargées de 2400 à 2900 kilogrammes, ce qui produirait 19,650,000kilogrammes. Une grande partie de ces voitures sont destinées pour la Cham-pagne et la Lorraine et ne se serviraient pas du canal; et pour 11 e rien bazarderje ne compterai que sur le tiers environ pour le commerce de Paris , ce quiformerait la charge d’environ cent-trente bateaux ou 6,361,000 kilogrammes.

Le transport des marchandises qui se fait par terre, par Châlons , pour com-muniquer de Lyon à Paris , est beaucoup moindre que celui qui se but aussipar terre par Moulins , puisque la route de ce côté est un peu plus courte, etqu’on évite le péage de Joigni qui est très considérable. On en fait passer aussibeaucoup par l’Auvergne et le Bcrri, pour éviter principalement la douanne deLyon. Elles prendraient la voie du Rhône et du canal, des qu’il n’y aurait plusde portage â faire par terre. Mais on ne peut pas avoir sur ces objets des détailsassez exacts pour savoir au juste la quantité de bateaux nécessaires pour trans-porter les marchandises entre le nord cl le midi de la France . Les fermiers desdouannes et octrois, qui seuls auraient pu donner des lumières sur ces objets,ont craint de se faire tort en donnant des éclaircissements certains. On peut ce-pendant compter que, par chacune de ces deux voies, il en passe le doubleau moins de ce qui passe par Châlons , et par conséquent 12,727,000 kil., quiferaient la charge de deux cent-soixante bateaux. Sur la Loire, il passe à Digoin plus de quinze cents bateaux en descendant, non compris les vins. On peutcompter qu’il passe à-peu-près la moitié autant de marchandises par eau quidescendent la Loire, qu’il en passe par terre par les roules de Châlons et deMoulins , puisque ce transport par eau est encore le moins dispendieux, et parconséquent que l’on aura pour cette partie deux cents bateaux.