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ce qui était suffisant pour cet objet. J’attachai au centre du grand graphomètreà lunette un cheveu avec un plomb; et, plaçant l’instrument verticalement, jedirigeai la pinnule fixe du dessus d’une montagne sur toutes celles dont je vou-lais avoir la hauteur , en vérifiant chaque fois le niveau en le retournant del’autre côté, et tenant compte des différences du niveau apparent sur le niveauvrai. Ces opérations me firent connaître que le mont St-Vincent était à 252 met.au-dessus de l’étang de Long-Pendu; que la ville de Mont-Cenis était à 140mètres au-dessus de ce même point, que le village de Charmoy était à 16 mètresau-dessus, etc. J’avais aussi reconnu, parles nivellements que j’avais fait ducanal d’Aulun par Couches et Nolai, que la rivière de Couches avait sa sourceà plus de 150 mètres au-dessus de cet étang de Long-Pendu, et que celle deNolai était à 140 mètres plus haut. Je trouvai de même que les rivières deMarigny, de Gourdon et la Limasse, qui sont sur la gauche de la Dheune,pourraient être amenées an point de partage, ainsi que celles de Villeneuve etde Châtel-Moron, sur la droite de celte rivière.
Je continuai en même temps les jauges de ces ruisseaux que j’avais déjà me-surés en différents temps depuis 1776; et pour avoir un objet de comparaisonavec les jauges que M. de Chézy avait faites avec soin en 1754 pour le canalde Pouilly, dans le même temps que je jaugeais les ruisseaux des environs deLong-Pendu, je fis jauger quelques-uns de ceux des environs de Pouilly.
Je commençai ensuite à lever les plans et à faire des nivellements exacts desrivières de Dheune et de Bourbince, aux environs de Long-Pendu, et je re-connus d’abord que la pente de la Bourbince était assez douce, puisqu’ellen’était que d’environ 8,7 mètres sur les cinq premiers kilomètres , depuis l’étangde Mont-Chanin, et que la pente de la Dheune était de près de 26 mètres sur1,17 kilomètre depuis l’étang de Long-Pendu : d’où je conclus que le point departage ne pouvant pas être fort long, ni beaucoup plus enfoncé que l'étang deLong-Pendu, il fallait lui donner le plus de largeur que l’on pourrait ; et je re-connus que l’étang de Mont-Chanin, qui est au-dessous de Long-Pendu, était trèspropre pour cet objet; qu’il ne fallait que faire une tranchée dans lcndroit leplus profond de l’étang de Long-Pendu, laquelle ne serait pas même bien con-sidérable, et que le point le plus convenable pour fixer la hauteur du point departage était le niveau ordinaire des eaux de l’étang de Mont-Chanin. Cet étangétant presque aussi grand que celui de Long-Pendu, et ayant 1754 mètres delongueur sur 152 mètres de largeur moyenne, fait l'effet d'un canal qui aurait18256 mètres de longueur ou 18,24 kilomètres, sur 14,62 mètres de largeur,
Jauges.
Plansct nivellementsdes environs du pointde partage.
Grandeur du réser-voir du point de par-tage.