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passages, en adaptant à la pinnule de la boussole un niveau d’air et un niveaude pente pour les montagnes rapides. Cette première opération me fit voir quele point de partage par Couches avait de grands inconvénients. J’en cherchai unautre par Nolai, qui me parut moins difficile. Je nivelai ensuite le cours deruisseaux que l’on pouvait conduire à ces deux points de partage , et j’en pris lesjauges, en faisant en même temps celles du canal de Long-Pendu que j’avais déjàcommencées l’année précédente en différentes saisons. Ces opérations me firentvoir que le projet par Autun était possible; mais, comme il avait de très grandesdifficultés dont je rendis compte à MM. les Élus, ils me chargèrent, par délibé-uii P iroi e .is du c,naidu ration du 21 mai de la même année, de faire pour le canal de Long-Pendu lesmêmes opérations que j’avais faites pour celui d’Autun , afin de comparer l’unavec l’autre. Je fis alors avec soin tous les nivellements, les plans et jauges deces deux projets, ainsi que les estimatifs, et j’en rendis compte à la fin de dé-cembre. Je ne parlerai ici que de celui de Long-Pendu , que j’ai fait depuis dansle plus grand détail; attendu que j’ai démontré, par le compte que j’en ai rendu,qu’il était préférable à celui d’Autun .
Je me procurai d’abord un procès-verbal de M. de Regcmorlcs, contenant lenivellement delà Dlieune, de moulin en moulin. Celte opération avait été faitepar rapport à un procès qui s’était élevé pour le flottage de la Dlieune. Ilrésulte de ce procès-verbal, après avoir rectifié quelques petites erreurs de cal-cul , que le niveau du déchargeoir de l’étang de Long-Pendu est élevé à 138,27mètres au-dessus des basses eaux de la Saône àChauvort, à l’embouchure dela Dlieune dans cette rivière. Mais, comme j’avais pris le nivellement du pontde Cheilly à Autun , que je trouvai à 113,97 mètres au-dessus de la Saône à Chauvort , et que, dans le projet que l’on avait fait pour la navigationde l’Arroux, on avait trouvé 32,93 mètres de pente depuis Autun à laLoire, il s’en suivait que la Loire se trouvait à 63,02 mètres au-dessus de laSaône ; etcommc l’étang de Long-Pendu était à 22,30 mètres au-dessus du mêmepont, la pente de la Bourbince se trouvait par ce calcul de 73,2u mètres; cequi faisait voir que cette rivière est peu rapide, puisqu’elle n’a guère, suivantce calcul, que la moitié de la pente de la Dlieune, quoique son cours soit pluslong.
Je pris ensuite la hauteur des montagnes voisines où je savais que les ruis-
Hauteur des mon- 1 , ,,
u s»es. seaux prenaient leurs sources, afin de connaître tous ceux que ton pourrait
amener au point de partage, et je me servis pour cette opération, qui n était queprovisoire, d’une méthode assez juste pour ne pas se tromper d’un cinquantième,