par jour, on en a déduit une quantité moyenne, qui serait assez juste si onpouvait compter sur le rapport des meuniers. 2° On a été jauger tous les ruis-seaux à leur source, et avant qu’ils n’entrassent dans les étangs qui servent debiefs aux moulins. Celle méthode serait la meilleure s'il n’y avait pas beau-coup de sources dans ces étangs que l'on ne peut avoir par ce moyen: mais ona mieux aimé négliger celles-ci et ne compter que sur des eaux certaines.
On s’est encore servi d’un moyen qui serait sujet à peu d'inconvénients, si onpouvait avoir des notes exactes de la quantité de temps que les moulins peuventmoudrecliaquc année, et du temps pendant lequel l’eau passe par le déchargeoir.Mais il est assez difficile de prendre des informations sûres auprès des meuniers,qui, soit par ignorance ou plutôt par mauvaise foi, cachent autant qu’ils peuventle produit de leur moulin. Cependant on a compté sur leur rapport et sur celuides gens du pays, attendu que tous les autres moyens ne pourrait pas, dans biendes cas, donner même des approximations, et que l’on a par ce moyen les jaugesbien plutôt faibles que fortes.
On a remonté celte rigole jusqu’au moulin du Vilet : on pourrait même laremonter plus loin si on en avait besoin. Suivant les informations que l’on aprises, ce moulin péut moudre cent mesures par jour pendant six mois, et ledéchargeoir donnerait encore de l’eau pendant ces six mois d'hiver. L’empêle-ment a 298 millimètres[de largeur ; il s’élève de IIS millimètres, et la charge del’eau est de 975 millimètres jusqu'au centre d'impression. La surface du pertuisest de 0,03427 mètre carré, et la vitesse de 4,572 mètres; par conséquent ladépense, par seconde, sera de 0,14829 mètre cube, ce qui produit 653 poucesde fontainicr. Pendant trois mois des eaux moyennes il ne moudrait que soixantemesures au lieu de cent; ainsi la dépense ne serait plus que de 592 pouces. Pen-dant trois mois d’été, on ne doit compter que sur onze mesures par jour, à raisondu temps des chômages : ainsi la dépense d’eau n’est plus que de 72 pouces.
Le déchargeoir ayant été jaugé lorsqu’il était dans son état moyen, il a donné
055 502 72 150
150 pouces , ce qui produit, par jauge moyenne, —1— j t —h ~j~ H—^ ■>
sant en tout 517 pouces.
Le moulin le Duc peut moudre pendant six mois quatre-vingts mesures deblé, et le déchargeoir donnerait encore moyennement 150 pouces d’eau. Pen-