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alors on enfonce dans les terres labourées comme dans de la boue claire ; l’eaucoule sur ce sable condensé et forme les sources.
La partie du canal qui ne reçoit ses eaux que du point de partage est placéesur la même espèce de terrain. Sur 2900 mètres de longueur environ, il faudraaussi quelques conrois dans les levées opposées au coteau : mais le fond ne perdpas l’eau. Les parties qui se trouvent, ou dans l’étang de Mont-Chanin, ou danscelui de Long-Pendu, ou à la suite de cet étang, ne sont point sujettes auxtranspirations, parce que le terrain est gras, que le canal se trouve dans le fonddu vallon dans celte partie, et que chaque écluse est accompagnée d’une levéepareille à celle des étangs.
Les autres parties se trouvent dans un terrain assez graset il y faudra peude conrois ; mais comme il est essentiel de prévenir ces fdtrations à travers lesterres, dans toute la partie qui ne reçoit les eaux que du point de partage, onaura attention de ne pas négliger les conrois, qui, au reste, ne sont pas chersdans ce canton, car il y a de la terre glaise à portée de cette partie du canal. Il ya même une tuilerie établie vers le milieu.
A l’égard des autres parties du canal, comme on pourra disposer d’une assezgrande quantité d’eau courante pour subvenir aux filtrations, on n’aura pasbesoin de former autant de conrois que dans celle-ci. Au reste, le terrain estd’assez bonne qualité presque partout, même dans les rochers et les carrièresde Chagny, puisque les lits qui se trouvent entre les lits des carrières de moellonssont d’une fort bonne glaise, et ont une certaine épaisseur qui rend ces espècesde carrières très faciles à exploiter.
Pour cavcr au plus fort, j’estimerai la perte provenant de ces transpirationsà 200 pouces, comme M. de Chézi les a estimées pour le canal de Pouilly,quoique l’on eût put les réduire au cinquième, puisque la longueur de ce canal,qui ne doit recevoir les eaux que du point de partage, est de 59,162 mètres,qui est presque le quadruple de la longueur du point de partage de Long-Pendu .qui est de 10.451 mètres, et dont plus du tiers est compris dans les étangs deMont-Chanin et Long-Pendu, où il ne se fera aucune lîltration à travers lesterres.
M. de Chéry a aussi estimé les filtrations à travers les portes des écluses à 50pouces. Cette quantité est déjà considérable , parce qu’il ne faut réellement con-sidérer que la perte qui se fait aux deux premières portes qui joignent le pointde partage. Cependant, comme il est difficile qu'il ne s’en perde pas à travers lesventelles pratiquées dans les portes, et que je n’en ai guère vu perdre ailleurs,