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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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M. Ilallcy a trouvé, par plusieurs expériences, qu'il s'évaporait moyennement2,7 millimètres de hauteur, sur une surface d'eau exposée à l’air en été, pen-dant une heure, et qu’en général la quantité d’eau qui s’évapore est à celle quitombe 5 dans le rapport de 5 à 3; et en comptant qu'il tombe 7(H millimètresd’eau en Bourgogne , on pourra compter que l’évaporation qui se fait principale-ment sur les étangs, canaux, ou autres eaux dormantes, est de- 704 = 1.14

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mètre. Elle est un peu moindre sur l'eau courante des ligotes; cependant je lasupposerai partout de 1,14 mètre. Les étangs que l’on fera à la prise d’eau desrigoles contiennent 1.000,528 mètres carrés. Je ne compte pas ceux de Long-Pendu et autres qui existent actuellement , attendu qu’on a eu égard à leur éva-poration en fixant leurs jauges. Le canal, depuis le pré Brulard jusqu’à l'étangde Lamottc, ne reçoit dans celle partie que l’eau du point de partage ; il a, noncompris l’étang de Mont-Chanin, 8697 mètres de longueur, et contient 127,123mètres carrés. Les rigoles ont 100,507 mètres; ainsi la superficie totale de l’eauqui doit servir au point de partage et qui s’évaporera , est de 1,228,160 mètrescarrés. Lu comptant l’évaporation sur 1,14 mètre, on aurauneuhe de 1,400,100mètres qui s’évaporeront par an, ce qui équivaut à 194 pouces d’eau, attenduqu’un pouce d’eau fournit par an 7,207 mètres; sur quoi on observera qu’enété, en comptant sur l’expérience de M. Ilallcy, il faudrait augmenter eetlequantité d’eau d’une moitié et compter sur 290 pouces. Cette quantité n’estguère que la quarante-cinquième partie de l’eau que fournissent les rigoles etn’est pas bien considérable. A l’égard des évaporations des autres parties ducanal, on a pris le parti de faire entrer dans ce canal, de distance à autre, leseaux claires de quelques sources, ou ceiles de quelques étangs qui serviront àles faire déposer, afin quelles n’entrent pas troubles dans le canal.

Les filtrations seraient un objet beaucoup plus considérable si l’on ne prenait nilration»l>as les moyens convenables pour les éviter, et si la qualité du terrain n’était pastrès propre à tenir l’eau, ce qui se remarque par la quantité d'étangs que l’on aconstruits dans le pays. Les rigoles seront creusées sur le penchant des coteaux,dont le terrain est effectivement mêlé de sable et de glaise. P.Iais à environ deuxpieds au plus au-dessous de la superficie du terrain, on trouve une espèce deroche tendre, ou de sable condensé, qui tient parfaitement l’eau, et il y aura auplus 65 centimètres, de conroi à faire sur le bord opposé au coteau, dans quel-ques parties des ces rigoles. Les coteaux, au reste, sont rarement rapides, et l’ons’aperçoit aisément qu’après la pluie l’eau ne s’imbibe pas profondément, car