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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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perche. Pour cet effet, il faut marquer ces portions; et, après avoir tiré desperpendiculaires sur chacune des divisions , porter sur ces lignes la moitié deslargeurs indiquées dans la huitième colonne. Si la perche a 3,25 mètres delongueur, comme dans cet exemple, elle aura à 0,1 G2 mètre de son gros bout2G7 millimètres; à 325 millimètres plus haut 147millimètres: à812 millimètresde ce gros bout 102 millimètres, etc. Dans le reste, la diminution est assezuniforme jusqu’à 0,162 millimètres de son petit bout où le diamètre n’est quede 41 millimètres.

On observera qu’en terminant la perche à 3,25 mètres, il faut la charger àson extrémité supérieure d’un poids de 6,11 kilogrammes pour la faire enfoncerentièrement dans l’eau. Ce poids n’est autre chose qu’un boulon de fer qui en-trera dans un anneau servant à guider la perche. Il y en a un pareil par le bas,qui compense la grosseur qu’il serait difficile de donner conformément au calcul.Mais il faut observer que si l’eau descend plus bas que le dessus du permis ,cette grosseur n’a plus besoin d’être réglée, puisque la dépense sera moindreque la dépense moyenne.

Lorsque la dépense de l'eau est plus ou moins grande (pie celle sur laquelleon a fait le calcul, on peut se servir de la même perche, en augmentant lahauteur du pertuis ou sa largeur, et en diminuant aussi ou augmentant le brasde levier du poids dans la même proportion.

La plus grande dépense que l’on ail à faire pour l’entretien des canaux estl’enlèvement des boues, vases ou sables qu’entraînent les ruisseaux que l'on estobligé d’amener au point départagé, et encore davantage ceux que l’on faitentrer dans le calcul en différents endroits de son cours. L’eau d’un canal étanttoujours dormante, si l’on n’a pas le soin de n’y laisser entrer que les eaux lesplus claires, le dépôt qui se fait du limon dont elles sont mêlées, lorsqu’ellesn’ont pas déposé un certain temps, a bientôt élevé le lit du canal, et il faut fairedes dépenses très considérables pour le recreuscr. Ce défaut était si grand aucanal de Languedoc , que, peu d’années après la construction, il était presquecomblé; il fallait y faire continuellement des recreusements qui ne faisaient quepaillier le mal sans l’arrêter. On avait bien fait quelques aquéducs sous le canalpour faire passer les eaux sauvages; mais il s’en fallait de beaucoup qu on n’eneût assez fait; et quoiqu’on les ait bien multipliés depuis, il en reste encore plu-sieurs à faire. Pour obvier en partie à cet inconvénient , on a fait une quantitéd’épanchoirs, de déversoirs, et surtout un nombre considérable de calles : maiscelles-ci introduisent toujours dans le canal des eaux étrangères.