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trouve dans le passage de ces marchandises, ainsi que de celles qui nous arriventdes deux Indes et des mers du nord. Mais comme il n’est pas possible d’avoirsur cet objet des détails bien exacts, je n’en parlerai point ici plutôt que dedonner quelque chose d’arbitraire.
J’observerai seulement que les trois objets de commerce du pays dont j’ai faitmention, rendront 750,000 fr., et que l’on peut être bien certain que le produittotal excédera le prix d’un million ; de sorte que, quand même la dépense del’établissement du canal monterait à 8,000,000, y compris l’intérêt des sommesempruntées pendant les constructions, les actionnaires auraient au moins 10 à12 pour cent du prix de leur mise, en établissant les droits de 20 centimes par490 kilogrammes pour chaque lieue de transport des marchandises, comme ilssont établis sur les autres canaux. Si l’on était parfaitement instruit de ce querendent les autres canaux construits, on pourrait juger de celui-ci par compa-raison ; mais c’est ce qu’il est très dilïicilc de savoir, parce que les intéressés leiiennentfort secret. Ceux de Languedoc avouent que ce canal rapporte 600,000 fr.,et l’on pense qu’il doit rendre davantage. Mais la situation de celui du Charolais promet un commerce bien plus étendu que celui du canal de Languedoc , qui,étant situé à une extrémité de la France , ne peut pas être utile à beaucoup deprovinces, tandis que par l’autre canal les trois quarts du royaume en profite-ront réellement, et qu’il est peu de pays qui fournissent plus de marchandisesd’un gros volume à transporter que celui qu’il parcourt. M. De Lalande assureque les canaux de Briare, Orléans et Loing, rapportent jusqu’à 1,200,000 fr.Ceux-cijoints ensemble, doivent mieux se comparer à celui du Charolais qu’avec aucun autre, puisque la distance de la Saône à la Loire est la même quecelle de la Loire à la Seine, et que les canaux de Briare et d'Orléans ne doiventêtre regardés que comme deux branches séparées du canal de Loing. Par con-séquent on doit être assez certain qu’il s’en faut de beaucoup que l’on ait portétrop loin le revenu du canal du Charolais, en estimant qu’il rendrait au moinsun million par an.
On verra par la table ci-jointe (1), que l’intérêt des sommes empruntées
(1) État des emprunts à faire.
Toutes les dépenses à faire pour parvenir à l’exécution du canal du Charolais montant, enmettant les choses à la plus haute valeur, à la somme de . . . . 7,200,000 fr.
Et en estimant que l’ouvrage se fera en six ans, on dépensera par an. . 1,200,000