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Saîat-Léger; c’est que, depuis là à Châlons , il en coûterait réellement moinspour voiturer les marchandises par terre où l’on n’a que quatre lieues, que pourles conduire par eau où l’on a treize lieues et demie, sans même avoir égardaux droits de la Saône , qui doublent souvent la dépense (4). A l’égard de laBourbince, on pourrait la rendre navigable sur une partie de son cours ; mais,pour éviter tous les inconvénients qui naissent de ce moyen, on a préféré faireun canal dans toute l’étendue de la communication.
Je crois avoir répondu assez démonstrativement sur toutes les objections quisont venues à ma connaissance concernant le canal du Charolais, et j’ai fait voirdans un mémoire particulier quels en seraient les avantages. J’espère que toutesces raisons feront connaître évidemment qu’il y a peu de projets de cette espècequi puissent être aussi utiles que celui-ci, et qui soient sujets à moins d’in-convénients.
(1) De Saint-Léger à Châlons il y a quatre lieues par terre, qui, à raison de 75 e. par lieuepour la voiture de 490 kilogrammes, coûteront 5 fr. de transport. De St-Léger à Châlons il y acinq lieues sur la Saône , qui coûteront 1 fr. sans les droits. Sur le canal il y a huit lieues etdemie à 25 cent., qui est le prix ordinaire du transport sur les canaux : ainsi il en coûtera entotal 5 fr. 13 c. Si l’on joignait les droits de la Saône , qui sont de 2 fr. 10 c. sur le vin, et,1 fr. 50 c. sur le blé , et de 5 fr. sur les marchandises emballées, on verrait que la dépenseserait au moins le double par eau que par terre.
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