— 190
certain que les autres ne seraient plus que d’une médiocre utilité, et par celleraison ne devraient point être construits.
Le plus ancien des projets est celui qui passe par le Châlonnais et le Cliarolais.11 ferait communiquer la Saône à la Loire entreChàlons et Digoin ; il aurait vingt-neuf lieues un quart de longueur, et 208,5 mètres de pente pour les deux côtés.La longueur du trajet de Lyon à Paris , en passant par ce canal et par celui deBriarc, serait de ccnt-soixantc-liuit lieues un huitième.
Le second de ces projets serait la communication entre Anse et Roanne ; ilaurait 22 lieues un quart de longueur ; sa pente n’est pas bien constatée, maiselle peut être évaluée à 5Gi mètres environ. La longueur du trajet de Lyon àParis serait par là de cent-quaranlc-une lieues trois quarts.
Le troisième projet ferait communiquer la Loire au Rhône au-dessous deLyon, entre Givors et Andrcsieux. Ce projet n’a que treize lieues trois quarts,mais il a 536 mètres de pente pour les deux côtés. La longueur du projet de Lyon à Paris serait par là de cent-cinquante lieues.
Indépendamment des pentes de ces trois canaux qu'il faut franchir par desécluses, il faut encore, pour communiquer avec Paris , franchir 156 mètres depente pour traverser le canal de Briarc.
Le grand canal de Bourgogne, depuis Saint-Jcan-de-Lône jusqu’à son embou-chure dans l’Armcnçon à Brinon, a près de soixante-quatre lieues de longueuret 507 mètres de pente. La distance de Lyon à Paris par ce canal serait decent-soixante-neuf lieues et demie; mais, après avoir traversé le canal, on n’aplus d’écluses à franchir comme par les autres canaux.
On voit par cette notice succincte que le plus court chemin serait par le canaldu Beaujolais; il aurait cent quaranle-unc lieues trois quarts; ensuite par celuidu Forez , qui aurait cent cinquante lieues; ensuite par celui du Cliarolais, quiaurait cent soixantc-lmit lieues un huitième; cl enfin que le canal de Bourgogne est le plus long et aurait cent soixante-neuf lieues et demie : mais qu’en consi-dérant les pentes, ou le nombre d’écluses qu’il y aurait à traverser, ce serait enpassant par le canal du Cliarolais qu’il y en aurait le moins, puisque les éclusesétant toutes supposées de 2,6 mètres de cliùte, il n’y en aurait que cent quarante-deux, y compris celles du canal de Briarc; ensuite par le canal du Beaujolais ilv en aurait cent quatre-vingt-sept, par le canal de Bourgogne il y en aurait centquatre-vingt-quinze, et celui du Forez , où il y en aurait deux cent soixante-huit, serait celui où il y aurait le plus de pente.
On peut juger par là qu’il peut y avoir quelque embarras dans le choix, quand