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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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«que de cet étang sortent deux rivières, lune appelée la Bourbince, qui se«jette dans la Loire , à Digoin , et lautre, que lon nomme la Dheune, se jette«dans la Saône , près de Verdun ; que le pays est assez plat; quil y a plusieurs«autres étangs et ruisseaux dont ces deux rivières p.euvent être aidées abon-«damment, et quavec des écluses et des portes elles peuvent être rendues na-«vigables. » Mais il ajoute que la Bourbince a 19,3 mèt. de pente, et la Dheune23 mètres ; en quoi il paraît que lon navait encore fait aucun nivellement deces rivières, puisque la pente de la Bourbince est quadruple de celle quil an-nonce , et que celle de la Dheune est presque sextuple : il porte louvrage à 6 ou7 millions de mètres cubes de remuement de terre, en quoi il ne séloignaitcependant pas trop du vrai.

Dans ce même temps, le président Jeannin fit faire un examen détaillé desdifférents projets qui avaient été proposés pour les canaux de Bourgogne , et lonse détermina a exécuter le canal du Charolais, de préférence à celui qui devaitpasser par Dijon . On commença en conséquence en 4603 le canal de Briare,qui nétait considéré que comme une suite de cclui-ci.

En 1612, M. Dcscurcs, intendant des lurcics et levées de la Loire, fut envoyépar le roi, pour examiner le projet de la jonction de la Saône à la Loire , par lemoyen des rivières de Bourbince et de Dheune. Il en attesta la possibilité dansun rapport quil fit à ce sujet, et cest probablement daprès ce rapport que lexé-cution en fut ordonnée en 1613, et que lon traita avec un entrepreneurmoyennant 800,000 livres, pour nen exécuter probablement quune partie.On ne sait qui empêcha alors que lon ne mît la main à lœuvre.

Le marquis dEffiat fit de nouvelles tentatives en 4627; il y eut un nouveauprocès-verbal en 4652, fait par le sieur Girard, lieutenant-général du Charolais,par lequel ce projet fut encore reconnu possible et très utile. Le canal de Briare,commencé en 1603, avait été abandonné; il fut repris en 4638, sous les ordresdu cardinal de Richelieu, par une compagnie d'entrepreneurs qui le finirenten 4642.

Comme ce canal ne faisait communiquer que deux rivières qui se jettent dansla même mer, et que lon avait toujours en vue de faire communiquer ces deuxrivières avec la Saône , qui se jette dans la Méditerranée au moyen du Rhône , leministre reprit encore ce dernier projet la même année, et lon en fil mêmel'adjudication, moyennant 930,000 livres. On ne voit point que l'on en ait pour-suivi lexécution; peut-être que la mort du cardinal, arrivée la même année,l'éloigna encore. Mais on la reprit avec assez dardeur en 4663, sous le minis-^