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décidées, soit qu’elles servissent à la communication de la Saône à la Loire , soitqu’elles n’y servissent pas, on pouvait croire que la dépense de ce projet d’Autun à Châlons serait moins dispendieuse que celui de Digoin à Châlons par Long-Pendu.
Après avoir fait les plans, nivellements et jauges des sources qui pouvaientservir à ce projet, il en résulta que la montagne de Couches, par où l’on avaitindiqué de faire la communication de l’Arroux à la Dheune, parce que c'étaitl'endroit où ces deux rivières se rapprochaient davantage, était de 287,8 mèt.plus élevée que les basses eaux de la Saône à Chauvort, et que les sources prin-cipales dont on pourrait disposer étaient à 237, 247, 232, 259, 277 et 289mètres au-dessus de ce niveau; par conséquent, que l’on n’en pouvait conduirepresque aucune au-dessus de la montagne. Le chemin le plus direct était desuivre le ruisseau d’Auxy, et d’aller ensuite, par un percement, jusqu’àCouches; mais comme ce percement aurait eu quatre à cinq lieues de longueur,on ne pouvait pas y songer, mais il paraissait que l’on pouvait suivre la rivièred’Arroux jusqu’à Dracy, celle de Sully jusqu’à Épinac, et ensuite celle de Ladréejusqu’à Mardot, dont la source n’est pas éloignée de 1000 mètres de celle duBois-Jcangras, qui se jette dans la Dheune, et que le percement sous Mardot etBois-Jeangras ne serait pas considérable, d’autant que la montagne est assezrapide du côté de Couches. On fixa le niveau du percement à 195 mètres au-dessus de la Saône ; il aurait été difficile de faire ce percement beaucoup plusbas pour diminuer le nombre des écluses, parce que le vallon de Comunes n’estpas fort rapide. Le percement à faire aurait 5008 mètres de longueur, et seraitprobablement entièrement dans le rocher.
La partie la plus difficile de ce projet n’est pas le percement ; la colline qu’ilfaudrait descendre à côté du bourg de Couches offre de plus grandes difficultésencore; depuis la fin du percement jusqu’à la Creuse, village au-dessous deCouches, il n’y a suivant le vallon que 2865 mètres de longueur sur 1 1 1 mètresde hauteur, ce qui donne une pente si rapide, qu’il faudrait presque que toutesles écluses fussent accolées les unes à la suite des autres; et comme le vallon estextrêmement serré, et même bordé de rochers à pic sur une assez grande lon-gueur , on n’y placerait un canal qu’avee beaucoup de dépenses , et il serait sujetà beaucoup d'inconvénients. 11 serait plus convenable à la fin du percement deplacer le canal un peu sur la hauteur pour descendre ensuite à mi-côte, en allon-geant un peu la descente jusqu’au vallon, près de Ninioles, afin de s'éloigner desrochers et de laisser libre le cours du ruisseau qui, devenant quelquefois un
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