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maçonnerie de leur atelier, pour faire donner des à-comptes aux entrepreneurs,conformément à ce qui était stipulé dans les marchés, et ne faire de nouveauxtoisés qu’après s’être assurés que les sous-entrepreneurs, lorsqu’il y en avait,étaient payés.
Ils faisaient chaque jour un résumé du nombre d’ouvriers qui avaient tra-vaillé, et en faisaient mention dans un journal où ils marquaient aussi toutes lesobservations qu’ils faisaient sur les ouvrages et les entrepreneurs, et à la fin dumois ils faisaient une récapitulation à colonne de ces journaux. Ils étaient enoutre chargés de la garde des outils qu’ils avaient en compte, sauf à les fairepayer par les entrepreneurs , lorsque ceux-ci les laissaient perdre. Dans lesateliers où il y avait beaucoup d’ouvrages on mettait un commis en second sousles ordres du premier ; il apprenait sous lui à diriger les ateliers, et lorsqu’il étaitau fait, on le plaçait dans un atelier en chef. Les commis en chef étaient chargésde faire les menues dépenses du chantier, qui leur étaient payées tous les mois.
On avait établi, pour surveiller les commis, un inspecteur qui, chaque mois,devait visiter deux fois tous les ateliers en y employant vingt jours, de sortequ’il avait dix jours de résidence pour rédiger ses procès-verbaux. 11 devait restersur chaque atelier au moins un jour, pour bien examiner comment se faisaientles ouvrages. Il vérifiait les journaux des commis pour voir s’ils étaient en règle,ainsi que leurs comptes. Il examinait aussi si le tracé était bien suivi, surtoutpour les courbes, et si les piquets de hauteur étaient bien plantés, et comptaitles ouvriers de chaque entrepreneur. Il examinait encore si les gardes faisaientleur devoir, et si les levées n’étaient pas dégradées par le bétail. Mais sa prin-cipale fonction était de faire les toisés généraux de chaque entreprise de déblais,à mesure que les ouvrages étaient perfectionnés, tous les toisés faits précédem-ment par les commis n’étant que provisionnels, et seulement pour faire payerdes à-comptes. Ces toisés étaient ensuite comparés avec les avant-toisés faitssur les profils, pour voir s’il n’y aurait pas une différence trop notable qui au-rait pu faire soupçonner de l’erreur, ce que l’on faisait vérifier alors. II envoyaitaussi au directeur général, chaque semaine, son journal d’observations.
L’ingénieur du canal était chargé de faire planter tous les poteaux de hauteurdes écluses, et de faire chaque année le tracé de la partie du canal que l’on pou-vait entreprendre. Il devait faire une tournée tous les mois, ou au moins toutesles six semaines, et le reste du temps il faisait et faisait faire les dessins parti-culiers de tous les ouvrages qui devaient être adjugés pendant l’année.
Le directeur général des travaux avait chaque semaine une correspondance