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étaient faits sur une échelle de j^, et distinguait par les différents territoiresde chaque paroisse.
Le directeur général, après avoir fait vérifier les calculs de l’arpenteur,dressait, pour chaque paroisse, un procès-verbal d’arpentage, qui était déposéau greffe du bailliage et dans les municipalités, pour que chaque partie intéres-sée pût en prendre communication, et put faire à l’administration ses observa-tions, ou faire opposition à la délivrance des deniers.
On a eu attention de porter l’estimation à un dixième environ au-dessus dela valeur réelle des héritages, de sorte qu’il n’y a eu aucune réclamation niaucune nomination d’expert pour cet objet.
On avait fait d’abord plusieurs devis séparés dans différentes parties du canalpour un certain nombre d’écluses, de ponts et d’aquéducs. L’adjudication enfut faite au commencement de l’année 4 784 par-devant les élus de la provinceà différents entrepreneurs : il n’y cul que fort peu de rabais sur les estimationsdu directeur général. Ces différentes adjudications fixèrent légalement les prixdes ouvrages dans les différents cantons que traversait le canal, et ce fut d’aprèsces adjudications que le directeur général des travaux fit un tableau des prixde tous les ouvrages, et fut autorisé à faire des marchés particuliers d’après cesmêmes prix. Lorsque les états de Bourgogne entreprirent pour douze millionsd’ouvrages à faire en sept à huit ans pour la construction des trois canaux deBourgogne , onne se dissimula point les difficultés que l’on éprouverait à trouverune quantité d’ouvriers, d’entrepreneurs, et de gens suffisamment instruitspour conduire des travaux d’une aussi grande importance, dans un pays oùjusques-là on avait dépensé pour les ponts et autres ouvrages d’art relatifs auxchemins au plus 100,000 livres par an. Quatre à cinq entrepreneurs, les troisingénieurs, et les quatre sous-ingénieurs avaient suffi jusqu’alors pour faire lesouvrages ; mais, comme cette dépense devait être au moins décuplée, il fallutchercher les moyens d’avoir un certain nombre de coopérateurs instruits.
On remarqua d’abord que les ouvrages se divisaient naturellement en deuxclasses, celle des déblais et celle des ouvrages d’art. Pour la première, il n’étaitpas nécessaire d’employer, comme on l’avait fait jusqu’alors, des entrepreneurs,qui pouvaient être employés plus utilement aux ouvrages d’art. On savaitd’ailleurs qu’on trouverait pour cette partie des maîtres pionniers de l’Auvergne ,du Yelay et des provinces voisines, avec qui l’on pourrait faire de petites en-treprises particulières, et que l’on éviterait de cette manière les entrepreneursgénéraux, qui gagnaient beaucoup sur ces pionniers étrangers, lesquels étant