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deTorcy, 19,738 mètres pour celle de Marigny, et 11,252 mètres pour celle deSaint-Julien. Les ouvrages d’art de ces rigoles consistent dans une écluse, vingt-unponts, neuf gués, douze aquéducs et onze déchargeoirs.
II y a trois réservoirs de dépôt, et quinze à vingt étangs qui doivent servirde réservoirs. Les deux grands réservoirs ne sont pas encore faits.
Toutes les écluses sont fondées sur massif de maçonnerie de 97 centimètresau moins d’épaisseur. Une seule est pilotée.
On n’a eu de difficulté pour fonder les écluses qu’aux deux écluses de garde,l’une au bord de la Loire et l’autre au bord de la Saône . Elles sont fondées à1,95 mètre au-dessous des basses eaux. L’écluse de la Loire est établie sur ungravier solide et incompressible, mais extrêmement perméable à l’eau, de sortequ’il n’aurait pas été possible de faire baisser l’eau jusqu’au-dessous des fonda-tions par les moyens ordinaires. On a pris le parti de la fonder à-peu-prèscomme le pont de Moulins.
On a commencé par former une enceinte de pilots tout au pourtour extérieurde l’écluse. Us ont été battus jusqu’à 97 centimètres au-dessus des plus basseseaux. On a dragué tout l’intérieur jusqu’à 2,27 mètres au-dessous de ces basseseaux, et l’on a garni l’intervalle des pilots avec des planches retenues par desliernes, à mesure que le draguage avançait ; de sorte qu’elles ont été enfoncéesde 50 à 60 centimètres seulement au-dessous de la fondation. On a ensuite garnile derrière des palplanches avec de la terre glaise battue. On avait battu unefile de pilots dans le milieu de la largeur de l’écluse : ils ont été coiffés d’un cha-peau pour servir d’échafaudage avec les liernes du pourtour, et l’on a dragué etuni avec un gros rateau tout l’espace compris entre les pilots. On a ensuiterépandu 32 centimètres d’épaisseur de terre glaise, qui avait été corroyée, etensuite séchée et réduite en petits morceaux ; et à cet effet on garnissait l’écha-faudage de chaque moitié de la fondation successivement avec sept à huit pla-teaux posés touche à touche sur les échafaudages, et après avoir répandu pardessus 20 à 22 centimètres d’épaisseur de glaise, on les retournait les uns aprèsles autres pour la faire tomber avec égalité dans le fond, et on replaçait cesplateaux derrière les autres pour recommencer la même manœuvre. Après avoirfait deux fois la même opération, la fondation s’est trouvée garnie de 40 à45 cen-timètres d’épaisseur de glaise, qui, en se détrempant, se gonflait, et remplissaitassez exactement tous les vides. On a ensuite formé une plate-forme de planchescalfatées entre elles, et formant des tables de 1,95 mètre en carré. On les aétendues sur toute la superficie, et on les a jointes ensemble avec des bandes de